Ci-gisent neuf mois de notes. Neuf mois d'écrits dans lesquels j'avais mis trop de conviction et d'énergie pour supporter de repartir par-dessus comme si de rien n'était. 20six a supprimé neuf mois de notes dans une manip, oups, pardon.
20six est désolé, 20six n'a pas fait exprès. Marre. C'est encore une merde sur tant d'autres, et le pire, c'est que 20six n'a même pas envoyé de mail. C'était écrit dans l'aide. C'est plus de l'aide, c'est trop tard. Mais merci quand même pour le reste, va.
Cette fois-ci, c'est décidé, je me barre !
J'aimerais qu'on m'explique quel plaisir on peut prendre à porter cette horreur, qui est une faute de goût certaine.
Lorsqu'on monte des escaliers en groupe, ce qui arrive souvent quand comme moi on prend les transports en commun aux heures de pointe, s'étale nécéssairement sous vos yeux le postérieur de votre camarade de devant. Ce qui est fort intéressant, vous en conviendrez.
Cela m'a en effet permis au fil du temps de forger le constat qui suit : le string c'est vraiment trop moche.
Je t'entends rire, toi au fond. Ose venir m'arguer que la culotte fait des marques bien plus désatreuses. C'est que, sans doute, tu n'as pas eu sous le nez assez de culs. Je veux bien sûr parler de cette horreur sans nom : ce qui arrive quand vous mettez un pantalon un peu léger avec cet instrument du diable. J'ose à peine le dire, mais voilà : le pantalon se carre entre les deux fesses !
Une discrétion à toute épreuve, non plus une marque de culotte mais bel et bien la marque de la raie.
De toute beauté.
Je regardais une nana tout à l'heure dans le train. Et alors, me direz-vous. Et alors elle avait des lunettes. Et un vingt minutes (arrière satan).
Je veux bien que les verres progressifs obligent à regarder de près avec la partie inférieure de ceux-ci, mais dans ce cas, pourquoi monter le journal si haut ? Mais si, vous voyez de quoi je parle. Tous ces gens à lunettes qui lisent le journal en levant le nez le plus haut possible comme s'ils faisaient un concours. Ne serait-il pas plus simple de poser le journal sur ses genoux ?
En plus j'ai même pas pu profiter de la une, cette garce était assise trop loin.
Ceci est une note foutoir, parce que je n'ai pas le temps ni l'envie d'en faire une belle avec les remarques qui vont suivre.
Tout d'abord, je suis parfaitement d'accord avec la pub pour les sablés au chocolat Bonne Maman, dont l'astucieux slogan prend la forme qui suit "Plus d'amour à partager". Sauf qu'ils ont oublié deux mots : "de" et "poignées". "Plus de poignées d'amour à partager".
Ensuite, il va falloir faire attention. Je me suis acheté un long manteau noir, et tout à l'heure dans le métro, un gothique m'a regardée avec insistance. Pour l'instant, ça va, je ne cite pas encore Baudelaire à tout bout de champ, mais j'ai songé un moment à me teindre les cheveux en noir. Je vais mal tourner si je continue dans cette voie.
Pour finir, beaucoup de mecs de ma classe (2 ou 3, la grande majorité, quoi) se sont coupé les cheveux pendant les vacances, je trouve que c'est assez désastreux. Et on s'en fout totalement.
Merci de votre attention.
Ca va sans doute vous paraître trivial, d'autant plus que c'est ma première note depuis longtemps, mais voilà. Je voulais vous parler d'un sujet qui me touche.
Je viens tout juste de me faire engueuler parce que cette nuit, en allant pisser (oui, comme vous n'êtes pas sans savoir, je vais pisser toutes les nuits, je l'ai déjà dit, ça se confirme) en allant pisser donc, j'ai pris la dernière feuille de PQ. Et puis voilà, c'était la nuit, j'ai oublié de changer le rouleau, mais que voulez-vous.
Et v'la-ti pas que je me fais engueuler par le paternel "qui c'est encore qui... ?" Et là, je proteste profondément. Je passe mon temps à hurler sur mon frère parce que c'est sa spécialité, ainsi que de finir les bouteilles de jus de fruit sans en remonter de la cave. Et lui, il ne se fait jamais attraper, alors que moi, une pauvre, une minuscule fois et ça y est, cataclysme.
C'est vraiment trop injuste.
C'est surtout un prétexte pour écrire, non je ne suis pas morte, et oui je suis en vacances demain, hahaha !
Dans la classe, on est peu à avoir des idées de quoi faire après. Alors de temps en temps on s'interroge. Ainsi donc, une amie m'a annoncé que bosser dans la pub, trouver des slogans, ça la brancherait peut-être.
Tout d'abord, il faut préciser que la pub me gonfle très légèrement, surtout que c'est moi qui réponds à Mme Machin de "conneries en tout genre" au téléphone dès 18h voire plus tôt si affinités.
Ensuite, ce week-end j'ai reçu une lettre de ma banque, et je me dis que des fois, on se demande où ils vont chercher de si belles idées. Du genre, après 8 heures et 42 minutes de délibérations acharnées, "bon, ok les gars, j'abandonne, on prend celui du début, le naze".
Ainsi, sur la première page du dépliant, on pouvait lire écrit en gros : "Le crédit, on peut vivre sans. Mais avec, c'est bien."
Qu'est-ce que c'est alléchant.
J'adore les mecs qui font des slogans, moi.
Aujourd'hui, il est rentré avec du sang sur le nez. Il a perdu, pour la première fois sans doute de sa vie.
Je sais qu'il vieillit. Il dort plus, et plus profondément. Je sais que ça devait arriver.
Je le sais, on me l'avait dit, "on s'attache et puis on est toujours triste". Mais à ce moment-là on n'y pense pas, on s'attache et puis c'est tout. Attacher, arracher, ça va ensemble.
Si ce chat aussi s'en va, je ne le verrai plus. Il n'aura pas simplement déménagé, il ne reviendra pas.